L’effet placebo et l’effet nocebo

Un placebo est un remède qui ne possède pas de principe actif, qui est neutre.

Or certaines personnes ont vu une amélioration de leur état de santé en prenant un placebo dû à la seule idée d’être soignée.

L’effet nocebo est l’inverse de l’effet placebo : on peut créer une réaction négative du corps à partir d’une idée.

Les chercheurs ont identifié plusieurs facteurs de la puissance du placebo et du nocebo :

  • les attentes,
  • le conditionnement des personnes,
  • l’autosuggestion,
  • le décodage biologique.

Ce serait donc la force du mental qui serait impliquée dans ses effets.

Le conditionnement vient de la thèse du physiologiste russe Pavlov, on parle de conditionnement de type pavlovien. Ses expériences sur les chiens ont démontré que si l’on fait précéder à plusieurs reprises l’administration de nourriture d’un son de cloche, ce son devient capable à lui seul de provoquer la salivation du chien, malgré l’absence de la nourriture.

De cette façon, lorsque l’on absorbe un médicament avec un principe actif, la réponse de notre organisme est associée à l’environnement : le médecin, son cabinet et la prise du médicament. Tous ces évènements sont associés et évoquent donc la même conséquence : la guérison. Par conditionnement, l’environnement a une action sur notre corps et notre esprit au même titre que la substance active elle-même.

De même, le pouvoir de l’attente peut amener une personne à voir son état de santé s’améliorer. Concrètement, la personne se construit des attentes d’améliorations à partir du diagnostic du médecin, du médicament prescrit, des instructions du pharmacien, des commentaires de la famille ou amis… 

Toutes ces thèses appuient également l’hypothèse neurobiologique : en effet le conditionnement, l’effet d’attente ou le pouvoir de l’autosuggestion, en induisant une libération de dopamine, pourraient avoir un effet thérapeutique en activant les systèmes endogènes sur lesquels agissent les médicaments dans ces différentes maladies.

Le décodage biologique permettrait aussi d’expliquer l’effet placebo car il permet de comprendre l’origine d’une maladie ou d’une douleur. La localisation corporelle du symptôme indique une émotion refoulée, une signification associée à un événement.

Cela permet de déterminer d’identifier l’émotion liée au symptôme et de libérer le patient de l’émotion.

Le symptôme n’a alors plus lieu d’être et le symptôme disparaît de lui-même.

C’est le principe du causalisme en naturopathie : rechercher la cause de la cause de la cause.

Le naturopathe dans son approche holistique, va pouvoir aider le client à faire le lien entre les maux physiques et les maux émotionnels. Cette prise de conscience va pouvoir libérer la personne de l’émotion pour ensuite que le naturopathe l’accompagne dans un équilibre total de son être (corps, âme, esprit) et qu’elle puisse retrouver son énergie vitale.

Il est donc très important pour le naturopathe de prendre le temps d’écouter et d’accompagner son client pour tisser une relation de confiance. De cette manière si un client a confiance en son naturopathe, dès qu’il viendra dans son cabinet il sera déjà dans une disposition positive pour son accompagnement.