La naturopathie et la médecine allopathique

Le naturopathe est un éducateur de santé et non un médecin, il intervient en amont et en aval de la maladie, de ce fait, il n’a pas de diagnostic à poser ni de traitements à prescrire. Et il ne doit pas faire stopper de traitement médical en cours.

Il travaille en complément de la médecine allopathique.

Lors d’une consultation, le naturopathe fait un bilan de vitalité réalisé à partir d’un questionnaire (anamnèse) et de techniques naturopathiques puis propose ensuite un programme d’hygiène vitale personnalisé.

La naturopathie est préventive, elle intervient sur la cause et non sur les symptômes.

Elle est reconnue comme médecine traditionnelle par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé – comme la médecine chinoise et la médecine ayurvédique), en voici la définition : la médecine traditionnelle « se rapporte aux pratiques, méthodes, savoirs et croyances en matière de santé qui impliquent l’usage à des fins médicales de plantes, de parties d’animaux et de minéraux, de thérapies spirituelles, de techniques et d’exercices manuels – séparément ou en association – pour soigner, diagnostiquer et prévenir les maladies ou préserver la santé ».

ET toujours selon l’OMS, « la naturopathie est un ensemble de méthodes de soins visant à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens considérés comme naturels et biologiques ».

Contrairement à de nombreux pays européens, la France autorise la naturopathie mais la profession n’est pas réglementée. Cependant, les pays sont de plus en plus nombreux à accepter progressivement la contribution que la naturopathie peut apporter à la santé et au bien-être des individus, ainsi qu’à compléter leur système de santé.

D’ailleurs le 28 mai 1997, la naturopathie est classée « médecine non conventionnelle » par le Parlement européen lors de la résolution Lannoye/Collins. Il adopte le « rapport sur le statut des médecines non conventionnelles ». A noter que pour la première fois, un terme spécifique officiel « Médecines non conventionnelles », est retenu par une institution officielle.

Lors des débats parlementaires, M. le député Paul LANNOYE prononcera un discours précisant notamment : « …je crois que la seule manière de protéger les praticiens sérieux contre les charlatans et de protéger les patients, c’est d’adopter une législation appropriée… ».