La symptothermie

La symptothermie kézako ?

C’est une méthode naturelle d’auto observation pour gérer sa contraception ou bien pour gérer sa fertilité. Grâce aux signaux envoyés par notre corps, nous pouvons connaître les périodes fertiles et les périodes non fécondes. Il suffit d’observer ces signaux et de les interpréter.

Ces signaux sont au nombre de 3 afin de renforcer la fiabilité des interprétations :

  • la présence de glaire cervicale
  • la température
  • et la position du col de l’utérus

Bon concrètement comment ça se passe ?

L’idée étant de se reconnecter à son corps, à ses émotions, il faut donc commencer par connaître les phases de nos cycles menstruels (les règles, la période pré-ovulatoire, l’ovulation et la période post-ovulatoire) pour cela vous pouvez consulter l’article à ce sujet.

Ensuite il va falloir observer son corps et apprendre à le connaître.

1- La glaire cervicale : il s’agit de la substance que l’on retrouve au fond de sa culotte ou sur le papier toilette en s’essuyant et qui change d’aspect selon la période de notre cycle. On peut la reconnaître aussi à la sensation plus ou moins de « mouillé » que l’on peut avoir. Elle peut-être transparente ou crémeuse mais attention il faut la différencier des pertes blanches qui elles proviennent du vagin et non du col de l’utérus. Elle permet soit d’obstruer le passage du col de l’utérus en période infertile soit de transporter et nourrir les spermatozoïdes lors de la période féconde. En observant son aspect, elle est un excellent indice de fertilité.

2- La température : c’est là où il faut être rigoureuse et régulière ! N’hésitez pas à vous reporter à l’article sur le cycle féminin pour comprendre le rôle des hormones reproductives que sont les œstrogènes et la progestérone.

Cela consiste à prendre sa température basale c’est à dire au réveil sans avoir mis un pied par terre et après avoir dormi au moins 4/5h et cela tous les matins à la même heure (week end compris !) dans un intervalle de 30 minutes max. Oui c’est contraignant je vous l’accorde !

Mais tous ces paramètres sont très importants car les écarts de température pour détecter l’ovulation sont de quelques dixième de degrés et que s’ils ne sont pas respectés cela peut fausser les résultats de prise de température.

Donc pas de lever pour faire pipi au matin (sauf dans la nuit) avant la prise de température sinon cela met le corps en mouvement et la température augmente tout comme dormir plus longtemps ou après une soirée arrosée.

Il faut ensuite reporter la température soit sur une appli spécialisée ou sur une courbe de température que vous remplissez à la main. Sachant que 2 plateaux doivent apparaitre sur une courbe complète. La 1ère partie du cycle soit la phase pré-ovulatoire (des règles à l’ovulation) est un plateau bas car les œstrogènes maintiennent le corps avec des températures basses. Celles-ci avoisinent 36.5°

Après l’ovulation, la progestérone entre en action et augmente la température corporelle. On parle de plateau haut, soit environ 37° ou au-dessus, cela dépend des femmes. Mais l’idée est d’avoir un décrochage net d’environ 0.3°/0.5°. Et cette température reste haute jusqu’à l’arrivée des règles où elle chute tout comme la progestérone ou bien elle reste haute s’il y a eu fécondation car la progestérone se maintient.

L’ovulation a lieu juste avant la hausse de température donc on ne le sait que le lendemain c’est pourquoi il est important de coupler ces infos avec l’aspect de la glaire cervicale et la position du col de l’utérus si vous le souhaitez en plus.

3- Le col de l’utérus : lui aussi évolue au fur et à mesure du cycle. D’abord fermé sur la 1ère partie du cycle, il va ensuite s’ouvrir et s’incliner à l’approche de l’ovulation pour laisser passer les spermatozoïdes. Il va aussi s’humidifier grâce à la glaire cervicale qu’il produit.

Donc en période infertile, votre col est sec, fermé, bas donc facile d’accès (comme pour mettre une cup ou un tampon)et dur.

En période fertile, le col est haut donc moins accessible, ouvert et humide.

L’idée est donc de faire de l’autopalpation. C’est très intéressant pour apprendre à connaître son corps mais cela n’est pas évident pour tout le monde donc la prise de température et la détection de la glaire cervicale sont suffisants pour déceler l’ovulation.

Vous pouvez vous aider quelques outils tels que :

  • une application pour renseigner les températures de chaque jour. L’avantage est que la courbe se fait toute seule. Par exemple l’application Moonly est très complète et vous donne même quelques conseils pour démarrer.
  • mais vous pouvez aussi, si vous le préférez, utiliser une feuille de courbe de température. Plusieurs modèles à imprimer sont disponibles sur internet
  • un thermomètre basal à 2 décimales (pour une meilleure précision) éléctronique, ci-dessous une liste des différents thermomètres compatibles avec la symptothermie

Liste des thermomètres :

  • Cyclotest Lady : thermomètre classique à 2 décimales avec embout souple, avantage : petit budget (moins de 20€)
  • Trackle de Bivea Medical : thermomètre à 2 décimales dont le (petit) capteur est à mettre dans le vagin la nuit, connexion en bluetooth au téléphone pour reporter la température directement dans l’appli Trackle. La sonde garde en mémoire plusieurs données donc pas de soucis de rayonnement électromagnétique pendant la nuit. Inconvénient : gros budget (compter 200€), avantage : prend la température en interne, pas besoin de mettre un réveil le week end pour prendre sa température et pas d’oubli de report de température.
  • Tempdrop : se porte autour du bras et prend la température toute la nuit et grâce à un algorithme il définit la température basal le matin au réveil pour la reporter dans l’appli. Inconvénient : gros budget (200€ également), avantage : pas besoin de mettre un réveil le week end pour prendre sa température, pas d’oubli de report de la température